• Morlaix. Le personnel de santé dans les rues du centre-ville

    Entre 700 et 800 personnes ont défilé, hier, dans le centre-ville. Venus de tous le département, le personnel hospitalier et les travailleurs sociaux ont dénoncé la dégradation de leurs conditions de travail.

    « La priorité, ce sont les lits qui disparaissent, c'est l'offre qui se dégrade pour les patients. » Frédéric André travaille dans les services techniques du centre hospitalier des pays de Morlaix. Il n'est pas syndiqué, mais se sent tout de même concerné par la situation.

    « La peur, à terme, explique-t-il, c'est la disparition de l'hôpital de Morlaix. C'est que nous n'ayons plus qu'un service gériatrique et de réadaptation, et qu'on ne puisse plus pratiquer de grosses opérations. Ce qui mettrait en danger la réanimation, par exemple. »

    Mobilisation départementale

    Ils étaient entre 700 et 800 à défiler depuis la rue de Brest jusqu'à la place des Otages, hier matin. Agents des hôpitaux de Morlaix, de Brest, et de tout le département, aides à domicile, auxiliaires de vie, éducateur spécialisés... Sous les bannières de la CGT et de Sud Santé, personnel de santé et travailleurs sociaux ont marché pour dénoncer la dégradation de leurs conditions de travail.

    « Ça fait des années qu'on subit des plans d'économie, des fermetures de service, explique Richard Pereira, secrétaire CGT du centre hospitalier des pays de Morlaix (CHPM). Ce qu'il nous faut, c'est des moyens humains. L'hôpital de Morlaix a sa place à prendre sur le territoire. Il ne faut pas réduire l'offre de soin. »

    La feuille de route émise par la direction il y a plusieurs semaines est l'une des raisons de la colère des syndicats morlaisiens. Diminuant le taux de travail horaire, l'une de ses dispositions supprimerait des RTT, mais surtout des emplois.

    Francis Landouar, secrétaire départemental de Sud santé, pense que la suppression de vingt-deux emplois temps plein au CHPM « n'est qu'un début ». « Avec la restructuration de la psychiatrie, entre autres, on est bien au-delà de vingt-deux emplois, dit-il. On ne nous dit pas officiellement qu'il faut diminuer le nombre de fonctionnaires, il y a une hypocrisie des politiques. »

    Le cortège a terminé sa route place des Otages, vers 12 h. Dans sa prise de parole, Francis Landouar a appelé à de nouveaux mouvements de grève à la rentrée, en appelant « aussi à la mobilisation des usagers ».

    OF-26 juin  Nicolas TROADEC.

    Morlaix. Le personnel de santé dans les rues du centre-ville  OF-26 juin

     

     

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