• Depuis quelques temps, malgré les nombreux coup bas du gouvernement socialiste, notre blog est resté silencieux, non par désintérêt, mais parce que notre Association rencontrait des tensions en son sein. Depuis des semaines les Citoyens Engagés non encartés, majoritaires parmi les adhérents (60%), rencontraient de plus en plus de difficultés à faire entendre et respecter leurs voix, face aux postures électoralistes, politiciennes et partisanes, au point que les différents porte-paroles élus ont jeté l'éponge les uns après les autres. Au terme de ces débats, un groupe d'Adhérents à demandé à ce qu'il soit procédé à un vote sur une éventuelle dissolution de l'Association Front de Gauche du Pays de Morlaix, vous en trouverez le résultat dans le communiqué ci-dessous.

    Précision: aux cotés des Citoyens Engagés non encartés on trouve tous les adhérents du Parti de Gauche de Morlaix.

     

    A l’issue de l’Assemblée Générale Extraordinaire de l’association Front de Gauche du Pays de Morlaix du 02 mars 2016, les militants démissionnaires expliquent :

     

    POURQUOI NOUS QUITTONS LE FRONT DE GAUCHE ?

    En 2012 le Front de Gauche a fait naître l'espoir d’une réelle politique de gauche, d’un front de gauche dont la force serait de réconcilier le citoyen avec la politique au sens noble. La création de l’association « Front de Gauche Pays de Morlaix » ouverte à tous, a engendré l’espérance’ d’une adhésion directe à un mouvement créant une unité entre les différentes composantes politiques, et les personnes simplement engagées. Cette diversité serait la vraie richesse d'un système politique démocratique et donc porteur d’enthousiasme pour l’avenir… Hélas non, 3 ans plus tard, nous constatons que le FDG est devenu une coquille vide, dirigée par les partis fondateurs, dont certains ne jouent que leur propre intérêt à court terme, repoussant au loin « l’humain d’abord », sacrifié sur l’autel de l’électoralisme.

    Beaucoup de personnes soutenant le Front de Gauche ont toujours considéré que, faute d’élections à la proportionnelle, il fallait refuser tout désistement électoral en faveur d’un PS qui mène une politique contraire à ses promesses et aux intérêts du peuple.

    Dans une 5ème République à bout de souffle, où la démocratie est bafouée et verrouillée par un système ultra-présidentiel et des élections au scrutin majoritaire à deux tours, nous constatons qu’il n’est plus possible de mener une action commune efficace entre personnes ayant, sur les relations avec le PS, des conceptions aussi opposées

    Aussi, lors de l’Assemblée Générale Extraordinaire de l’association Front de Gauche du Pays de Morlaix le 02 mars 2016, 28 adhérents sur 46 ont voté pour la dissolution de l’association (18 contre). Cette majorité au 3/5 n'étant pas suffisante statutairement (2/3 exigés), un grand nombre de personnes ont décidé de quitter l’association, dont les deux co-présidents, le trésorier et la trésorière adjointe. Cinq des personnes partantes sont également conseillers municipaux dans quatre communes (Morlaix, Plourin, Pleyber-Christ et Plouegat-Guerrand).

    Si nous avons été contraints de quitter l'association du Front de Gauche du pays de Morlaix pour les motifs ci-dessus, nous n'en restons pas moins attachés à l'esprit du programme ''L’Humain d’abord'', en faveur d’un emploi stable pour tous, d’une répartition équitable des richesses, d’une Europe sociale, d’une planète vivable pour l’Humanité, de la paix et de la fraternité.

     

    Nous restons animés par la seule envie de contribuer à une mobilisation citoyenne d'ampleur. Beaucoup d’entre nous sont d'ailleurs engagés dans des associations de solidarité et de défense des droits de l’homme.

     

    Les projets de plus en plus antisociaux et anti démocratiques, fomentés par la droite et le MEDEF et mis en application par ce gouvernement PS et ses partenaires, exigent une riposte puissante.

     

    Dès maintenant, nous appelons à engager l'action contre la casse du code du travail et à participer massivement à la journée de manifestation du 9 mars.

     

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  • Toutes et Tous le 9 mars 12heures devant la Mairie de Morlaix

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  • Mobilisation citoyenne pour le climat dimanche 6 décembre 2015, 15h00, à la Pointe du Raz.
    Co-voiturages de Brest et sa région, pour les autres, contacter :
    https://framadate.org/pUn3iMBnAMpp3cMZ

     

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  • Dans un courrier adressé au premier ministre, Mes Muriel Ruef et Alexandre Faro, qui défendent des militants du climat assignés à résidence, s'indignent du traitement infligé à leurs clients. « Ce sont vos opposants politiques que vous avez placés sous résidence surveillée, comme l’aurait fait n’importe quel régime autoritaire », dénoncent-ils.

     

    Monsieur le Premier Ministre,

    La Conférence des Parties à la Convention-Cadre des Nations Unies sur le Changement climatique (dite COP21) s’ouvre demain à Paris dans un climat de deuil qui ne tient pas seulement aux faits survenus le 13 novembre dernier.

    À la veille de ce rassemblement sans précédent de Chefs d’État et de Gouvernements, vous avez décidé d’offrir au monde qui nous regarde le visage inquiétant d’un pays triste et muselé, aux rues vides et à la contestation étouffée.

    Profitant de l’émotion et de la peur qui nous ont légitimement envahis au moment de ces attentats, vous avez, à la faveur de l’instauration de l’état d’urgence, sorti des vieux cartons de l’Empire la pratique de l’assignation à résidence.

    Or, les mesures liberticides se justifient toujours par la promesse qu’elles ne s’appliqueront qu’aux salauds désignés. Vous l’avez vous-même confirmé devant la Représentation Nationale en arguant de leur efficacité dans la lutte contre le terrorisme. Il était pourtant évident que ces assignations à résidence auraient vocation à s’appliquer dans les seuls cas où la justice pénale, avec son arsenal complet de mesures (garde à vue, contrôle judiciaire, perquisition,…), ne trouverait pas à s’appliquer, c’est à dire contre les personnes contre lesquelles il n’existe aucune preuve démontrant qu’elles ont commis ou tenté de commettre une infraction. Nous étions donc déjà loin des salauds.

    En désignant ainsi des personnes et en les empêchant de mener une vie normale vous portez une atteinte manifeste à d’autres valeurs essentielles de notre droit républicain que sont la présomption d’innocence, la liberté de circuler et la liberté de travailler et d’entreprendre. Tout ceci au nom d’un impératif de sécurité légitimée par la lutte contre le terrorisme.

    Ce 25 novembre, quelques jours seulement après avoir imposé l’état d’urgence, votre gouvernement franchi un cap supplémentaire en assignant à résidence des militants environnementaux et sociaux impliqués dans la lutte contre l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes et dans l’organisation - au grand jour et depuis plusieurs mois - des manifestations prévues à l’occasion de votre conférence internationale. Des policiers en civil sont postés en permanence devant leur porte, et ils doivent pointer trois fois par jour au commissariat.

    Ce sont ainsi vos opposants politiques que vous avez placés sous résidence surveillée, comme l’aurait fait n’importe quel régime autoritaire et comme cela ne s’est plus vu dans ce pays depuis longtemps.

    Vous avez utilisé la peur et l’émotion pour bâillonner une opposition à l’heure d’une réunion diplomatique sans précédent, justifiant ces mesures par l’emploi des mots «violences», «mouvance contestaire» et «ultra gauche», expressions vides de faits comme de sens, créées de toute pièce, sans la moindre consistance.

    Vous aurez cependant du mal à faire croire aux spectateurs du monde entier que les militants qui  s’impliquent et qui organisent la contestation légitime à votre manière de gérer le désastre environnemental constituent des menaces pour leur sécurité.

    Vous offrez au monde entier le sombre spectacle d’un pays déstabilisé par les attentats au point de renoncer à ses valeurs les plus essentielles, celles-là même que les terroristes cherchaient à atteindre ce 13 novembre.

    Il aura donc suffit de douze jours pour mettre à genoux notre héritage révolutionnaire.

    Il semble en effet acquis, à la lumière de vos récentes déclarations, que vous envisagez fort naturellement la poursuite de ce que les plus naïfs appeleront «une parenthèse autoritaire» bien au-delà des trois mois légaux. Vous en auriez même informé la Cour Européenne des Droits de l’Homme.

    Les assignations à résidence de ceux qui s’opposent à vous sont, dans ces circonstances, une honte, une honte abjecte et intolérable qui emporte, avant même qu’elle n’ait commencé, votre Conférence du Désastre dans les poubelles de l’Histoire.

    Nous devons cependant craindre la suite, lorsque les caméras mondiales regarderont ailleurs et que vos mesures d’exception deviendront la règle.

    Il nous reste alors à espérer que les philosophes et les historiens qui, depuis plusieurs jours, appellent par voie de presse à la vigilance populaire vis-à-vis des pouvoirs que vous vous êtes octroyés soient enfin écoutés, et que la contestation, que vous tentez de museler, enfin se fasse entendre. 

     

    Muriel RUEF                                                                       Alexandre FARO

    Avocate au Barreau de Lille                                              Avocat au Barreau de Paris

     

    http://nddl.morlaix.overblog.com/

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